Les réflexes intra-utérin et les réflexes archaïques sont des mouvements involontaires du corps en réponse à un ou des stimuli sensoriels. Ce sont des signes d’une bonne santé neurologique.
Nous pouvons citer le réflexe de succion, de moro, d’agrippement palmaire et plantaire, de spinal de galant…
Ces réflexes font tout un voyage. Ils émergent, se développent grâce aux mouvements sur une période plus ou moins longue, et s’intègrent pour laisser place aux réflexes posturaux et aux réflexes de vie.
C’est grâce aux mouvements du corps que les réflexes archaïques et les réseaux neuronaux se créent, se renforcent et se myélinisent, permettant, alors, au bébé, à l’enfant, à l’adolescent et à l’adulte, un développement harmonieux et serein.

Pourquoi, parfois, il y a des blocages ?

Lorsque les réflexes sont bien intégrés, l’enfant va développer au mieux tous ses potentiels : se mettre à quatre pattes, ramper, tenir sa tête droite, se mettre sur ses deux jambes, marcher, apprendre à parler, à lire, à écrire, calculer, gérer ses émotions…
Parfois, un mouvement-réflexe peut être persistant, c’est à dire, non intégré. Il va alors surcharger le système nerveux. Il peut être la cause d’un « parasitage » dans notre corps et compromettre l’apprentissage ou notre façon de réagir.
Différentes raisons peuvent être évoquer pour expliquer la persistance d’un réflexe comme ne pas avoir passer assez de temps à l’étape quatre pattes, un stress in-utéro, un accouchement non physiologique (césarienne, ventouse…), un choc physique ou émotionnel… A tous les âges de la vie, certains réflexes peuvent ne pas se développer correctement ou réapparaître.
Pourquoi vouloir les intégrer ?
Comme nous l’avons vu, les réflexes ont un rôle important. Ils permettent la maturation du système nerveux, le contrôle postural et d’avoir une réponse adaptée face aux situations rencontrées.
Ces réflexes persistants peuvent alors être responsables de perturbations des systèmes sensoriels et moteurs, de déficits posturaux, de troubles d’apprentissage, d’hypersensibilités, de vertiges… un peu comme un petit cailloux dans la chaussure qui nous dérange.
L’intégration des réflexes peut alors apaiser les difficultés rencontrées.

La méthode RMTI®

La méthode RMTI® est basée sur des mouvements rythmiques, des pressions douces et des petits jeux.
A son origine, on retrouve:
– Kerstin Linde, thérapeute suédoise : après avoir observé les mouvements des bébés, elle a utilisé les mouvements rythmiques avec ses patients.
– Dr Harald Blomberg, psychiatre suédois : il a consulté Kerstin Linde pour travailler sa stabilité et sa coordination qui avait été altéré par la polio. Il a trouvé ses mouvements très bénéfiques et les a alors a repris avec succès pour ses patients. Il a ensuite étudié le rôle du mouvement et des réflexes archaïques dans le développement neurologique et comportemental.
– Moira Dempsey, enseignante et kinésiologue : elle a commencé à étudier les mouvements et les réflexes dans les années 1990. En 2003, elle rencontre le Dr Blomberg en Pologne, dans un centre pour enfants, dirigé par le Dr Svetlana Masgutova. Elle a constaté que les mouvements rythmiques complétait les technique qu’elle employait. Elle a alors approfondi la compréhension d’éducation du RMT
Pour qui ?

Cette méthode est accessible et bénéfique pour tous, autant pour les bébés, les enfants, les adultes, les femmes enceintes, les sportifs et sportives, les personnes âgées…
Elle permet d’avoir une action sur différentes sphères : cognitive (lecture, écriture, trouble d’apprentissage…), émotionnelle (difficultés relationnelles, confiance en soi, stress…) et posturale (vertige, mal des transports, manque de tonus musculaire…).
Il s’agit d’une méthode éducative permettant d’atteindre ses objectifs dans le respect des rythmes de chacun.
Voici une liste de difficultés pour lesquels un travail sur les réflexes peut être une aide précieuse au niveau des apprentissages.

Au niveau des apprentissages
• Je manque de concentration, je me laisse distraire facilement
• Je tiens mon crayon très serré et avec force
• J’ai besoin de lire en suivant les mots avec le doigt
• J’ai des difficultés en lecture, en écriture, je confonds des lettres : b et d, p et q…
• J’ai des difficultés en mathématiques
• Je souffre de troubles de dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysorthographie…
• J’ai une écriture très irrégulière, je fais beaucoup de ratures
• J’écris en étant complètement renversé sur mon cahier, ou sur le côté
• Je recopie les mots du tableau avec beaucoup d’erreurs
• Je suis très fatigué après la classe
• J’ai du mal à m’organiser
• J’ai des problèmes de mémorisation : si j’apprends une leçon le soir , elle est oubliée le lendemain matin.
Au niveau corporel
• J’ai eu beaucoup de difficultés à faire de la bicyclette
• Je souffre d’énurésie
• J’évite les activités physiques
• Je ne peux pas faire de roulades ou nager
• J’ai le vertige des hauteurs ou le mal des transports
• Je ne peux pas faire de balançoire ou de manège
• Je suis gêné par les étiquettes des vêtements
• Je trébuche et tombe fréquemment
• J’enroule mes jambes autour des pieds des chaises
• Je frappe les talons ou je marche sur la pointe des pieds
• Je ne peux pas rester assis tranquillement
• J’ai des tensions dans le corps, dans le visage, je serre souvent les mâchoires, voire les dents.
• Je suis maladroit aux jeux de ballon
• J’ouvre la bouche pour attraper une balle, découper aux ciseaux
• Je me cogne partout, je n’ai pas le sens de l’équilibre
• J’ai du mal avec les activités de motricité fine
Au niveau émotionnel
• Je suis hypersensible,
• Je ne supporte pas la lumière vive, les odeurs fortes
• J’ai peur de tout, j’ai des phobies importantes
• J’envahis l’espace des autres
• J’agis impulsivement
• Je suis agressif ou en retrait
• Je sursaute au moindre bruit
• Je déteste les imprévus ou les changements dans les habitudes
• Je pleure voire hurle sans raison
• Je manifeste un comportement irrationnel
• Je suis facilement frustré
• J’ai des troubles du sommeil, des difficultés d’endormissement
• Je souffre de dépression
Comment se passe l’accompagnement ?

Cette méthode éducative a pour but d’identifier les mouvements primordiaux non-intégrés et de les « reprogrammer ».
Le premier rendez-vous est un bilan. Il permet, par le biais d’échanges autour de la grossesse, de la naissance, des étapes du développement psychomoteur, de traumatisme et de tests, d’identifier les réflexes persistants.
Nous échangeons aussi autour des raisons de la consultation et les objectifs.
Les séances permettent ensuite d’intégrer les réflexes visés et de réajuster en fonction des évolutions.
Un objectif est définit pour la séance par la personne : « que souhaitez-vous améliorer, changer ? » et nous identifions les réflexes à intégrer. Ensuite, nous travaillons autour de différentes techniques : stimulations sensorielles douces, séquences de mouvements rythmiques passifs ou actifs, des pressions isométriques légères, des activités de rééducation simples et ludiques. Et enfin nous rebilantons le ou les réflexes travaillés et déterminons les activités à effectuer chez soi pour que le travail s’intègre.
Un espace de 3 à 4 semaines est nécessaire entre 2 séances, le temps qu’il faut à la maturation des réflexes et au renforcement des connexions créées.
La durée de la séance est s’adapte à la personne, elle est de maximum 1h.
Le praticien en intégration des réflexes archaïques n’est pas habilité à poser de diagnostic, ni à faire de prescription. Il ne remplace en aucun cas un avis ni un traitement médical
