Le RTSC est observé chez le bébé entre 5 et 8 mois. Son intégration permet au corps de comprendre que la tête pour bouger de façon indépendante des bras et des jambes. C’est un réflexe complexe, qui prend appuie sur l’intégration du réflexe de MORO, du Réflexe Tonique Labyrinthique (RTL), du Réflexe Tonique Asymétrique de Cou (RTAC), du Réflexe de Galant et de Landau. Il est composé de 2 schèmes : en flexion (quand la tête est en flexion, elle entraîne la flexion des bras et l’extension de jambes), en extension (quand la tête est en extension, elle entraîne l’extension des bras et la flexion de jambes). Il est important pour aider le nourrisson à se mettre à quatre pattes puis en position debout. Son intégration permet la bonne répartition du tonus musculaire dans les parties supérieur et inférieur du corps. Il nous rends plus attentifs, coordonnés et agiles.
Si le RTSC persiste, la position des bras et des jambes est toujours dépendante de celle de la tête. Le marcher à quatre pattes est alors difficile car les bras et les jambes vont vouloir fléchir ou s’étirer dès que la tête va bouger. Or l’étape 4 pattes est importante pour renforcer et myéliniser le corps calleux entre les deux hémisphères du cerveau. Ceci a un impact sur la mise en place du circuit neuronal de la lecture.
Il a aussi un impact sur le développement de l’accommodation. Si il est actif, il peut entraîner une hypermétropie, un strabisme, une difficulté à converger, affecter la vision binoculaire, une myopie… Ces difficultés peuvent entraver la compréhension de ce qui est lu. Mais aussi sur le développement du traitement auditif et la maturation de l’audition binaurale.
Non intégré, le RTSC a un impact également sur le postural. La personne a du mal a rester assise sur une chaise, en effet, ses jambes et ses bras voulant toujours bouger en fonction de la position de la tête, elle est dérangée et bouge beaucoup. Pour essayer de se stabiliser, elle va donc bloquer ses jambes autour des pieds de la chaise, s’asseoir sur ses genoux… Elle va avoir du mal à recopier le tableau par exemple car ses jambes vont vouloir suivre le mouvement de la tête et pour le faire, elle avance lettre par lettre, ce qui lui demande beaucoup de temps et d’énergie, si on lui demande de se dépêcher, elle va alors faire beaucoup d’erreur, voir oublier des mots. Assise pour travailler, elle va avoir tendance à s’allonger sur la table. Lorsqu’elle est au sol, elle va mettre ses jambes en « w ». Elle balance sa tête pour réfléchir comme un pantin. Quand elle se tient droite, elle donne l’impression d’être hautaine, ce qui peut entraîner des difficulté de communication avec les autres et que la tête n’est pas connecté avec le reste du corps. Ce réflexe non intégré peut donner l’impression que la personne est hyperactive car elle a du mal à se poser.
Elle ne se repère pas dans l’espace, ne connaît pas sa droite et sa gauche. Elle n’arrive pas à lire un carte ou un plan. Elle a aussi du mal à se repérer dans le temps et la semaine.
Elle n’aime pas la balançoire et a du mal à apprendre à nager, en particulier la brasse qui demande une coordination entre le haut et le bas du corps. Elle a peur d’aller dans les grands bassins car ils sont trop profonds. Elle a du mal avec les jeux de balles comme le tennis et à faire des roulades.
Lorsque le RTSC est mal intégré, il peut entraîner des tensions aux cervicales, une instabilité du bassin et des lombaires.
L’accompagnement en intégration des réflexes archaïques peut permettre à chacun, à travers des mouvements, des pressions isométriques, des jeux, d’intégrer le RTSC.
Exemples d’objectif « je suis attentif » « j’apprends rapidement » « je me repère »

